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Coffret Vive la Terre

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Tél : 01 43 31 77 35
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vendredi de 14h à 19h



Télécharger notre plaquette métiers : Géologue - Acteur clef de la planète

Mises à jour régulières

 
 

 

Le géologue : un métier ou des métiers ?

   

  Télécharger gratuitement nos fiches-métiers en format pdf
(mise à jour le 21/01/2008)

Filière professionnelle: Environnement

Filière professionnelle: Géotechnique (aménagement-génie civil)

Filière professionnelle: Hydrocarbures

Filière professionnelle: Hydrogéologie

Filière professionnelle: Mines et Carrières

Filière professionnelle: Géophysique

Filière professionnelle: Enseignement et Recherche

Il y a quelques mois, l'UFG avait été sollicitée par lesmetiers.net , créé à l'initiative du Conseil régional d'Ile-de-France, pour qu'un géologue témoigne de son métier. C'est Julio Gonçalvès, maître de conférence à l'Université Pierre et Marie Curie, qui a bien voulu nous parler de son métier.
Retrouver ici la vidéo en téléchargement (18,8 Mo)
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  Pour utiliser et/ou diffuser ces fiches, merci de nous contacter directement: cliquer ici

Les fiches métiers "Hydrocarbures" et "Environnement" ont été publiées dans le n°141, les fiches métiers "Géotechnique" dans le n°143, celles "Hydrogéologie" dans le numéro 144 et enfin "Enseignements et Recherche" dans le numéro 150. Les fiches-métiers "Géophysique" ont été publiées en 2008 dans le numéro 157 de la revue Géologues.

 

Le Guide sur les métiers: "Les Géosciences au service de l'Humanité / Géologue : acteur-clef de la planète" édité par l'UFG

Les Géosciences au service de l'Humanité : "Géologue : acteur-clef de la planète; Enjeux et métiers" Ce document, réalisé dans le cadre de l’Année Internationale de la Planète Terre organisée par l’UNESCO mandaté par l’ONU, présente des aspects souvent méconnus des métiers liés aux géosciences. Nous avons choisi, pour nos cinq secteurs principaux d’activité, de mettre en regard, d’un côté, les enjeux et les domaines et, de l’autre, des exemples de métiers et de missions. L’Union Française des Géologues, groupement de professionnels, a choisi ce moment privilégié pour mieux faire connaître leurs métiers et partager les défis qu’ils devront affronter dans les années à venir. Les enjeux sont nombreux et divers : protéger et restaurer l’environnement, assurer une gestion raisonnée des ressources en eau, construire des ouvrages sûrs et pérennes, répondre à la demande énergétique, fournir les matières premières minérales. Nous avons choisi de présenter les activités liées essentiellement aux différents secteurs industriels. Mais il est évident que ces activités s’appuient, en amont, sur un enseignement théorique et pratique, à tous les niveaux, et sur la recherche, académique ou plus directement appliquée, moteur de l’innovation. Cette plaquette est destinée à une large diffusion. Elle vient aussi en appui d’une série de conférences organisées durant l’année internationale dans les différentes académies de France. Ces conférences s’adressent aux professeurs des sciences de la Vie et de la Terre des lycées et des conseillers d’orientation afin qu’ils relaient les informations auprès des jeunes à la fois à la recherche d’une orientation professionnelle et se sentant concernés par l’évolution environnementale de la Planète.


Pour en savoir plus sur les formations et métiers en Sciences de la Terre, vous pouvez commander le n°141 de Géologues : Formations et Métiers (2004)

Suite à un compte-rendu du forum « Quels géologues pour demain ? » organisé les 12 et 13 novembre 2003 au ministère de la Recherche, le numéro est organisé en quatre parties. D’abord quelques articles consacrés aux formations, une occasion, en particulier, de faire le point sur les anciens diplômes (DESS, DEA) et d’aborder la nouvelle organisation « Licence, Master, Doctorat » (LMD) qui prévaudra dans la quasi totalité des universités pour la rentrée 2004. Le chapitre consacré à « métiers et emplois » présente, notamment, les deux premiers textes rédigés sur les filières professionnelles, en l’occurrence hydrocarbures et environnement, correspondant aux sections professionnelles de l’UFG. Les grands organismes publics sont des employeurs majeurs de géologues, ce qui a justifié de présenter leur vision sur l’avenir de l’emploi. Sont ainsi évoquées les stratégies respectives de l’Éducation nationale, du CNRS, de l’IRD, de l’IFREMER et du BRGM. Les témoignages de professionnels et d’étudiants (dernière partie) sont destinés à donner quelques éclairages sur la vision de bureaux d’études (ANTEA, Tauw Environnement, EGEH), des parcours individuels ainsi que sur les souhaits des jeunes. Cette présentation n’a rien d’exhaustif ; il s’agit plutôt de présenter des indicateurs de tendance à partir d’exemples représentatifs. 

Télécharger le sommaire de ce numéro en pdf

Quels enjeux ?

Comment limiter les conséquences des crues ou des tremblements de terre ou prévoir les éruptions volcaniques ? Quelles poussées les massifs rocheux exercent-ils sur les parois des tunnels creusés sous les Alpes ? Les terrains peuvent-ils subir sans déformations importantes ou sans rupture les efforts provoqués par les bâtiments ou les ouvrages d’art ? Quelles seront les sources d’énergie disponibles en 2020 ? Quels rôles les êtres vivants ont-ils joué dans l’évolution de la Terre ? Que faire des déchets ménagers et industriels ? Dans quelle mesure les océans peuvent-ils absorber le CO2 émis par les activités humaines ? De l’eau s’est-elle écoulée récemment à la surface de la planète Mars ? Comment vieillissent les matériaux de construction ? 

Toutes ces questions, la Société se les pose et, au premier chef, les géologues. Evidemment, ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont traiter tous ces sujets, chacun relevant de spécialistes, dont la formation, la vocation ou les circonstances, les ont poussé vers tel ou tel domaine, dont ils sont ensuite devenus des spécialistes, avec l’expérience acquise.


   

 

 Enseignement et recherche : une catégorie à part ?

On notera, en premier lieu, que l’enseignement supérieur et la recherche regroupent 25-30% des quelques 5000 spécialistes de sciences de la Terre praticiens en France. Ce pourcentage recouvre déjà une réalité multiple puisqu’il englobe des spécialités aussi diverses que la paléontologie des vertébrés ou la physique du solide, la sédimentologie des carbonates ou la sismologie, la géochimie organique ou la radiochronologie.

Cette diversité a d’ailleurs conduit les anglophones à utiliser le terme de geoscientist pour désigner les différents spécialistes concernés, tandis que l’Union Française, plutôt soucieuse de distinguer des catégories de métiers s’est limité à individualiser une seule section « Enseignement – Recherche ». Une subdivision par disciplines aurait conduit à multiplier le nombre de sections, ce qui aurait rendu peu lisible la réalité du métier d’enseignant-chercheur.

 

 Distinguer des métiers appliqués

Les deux-tiers restant de la population de géologues se répartissent dans la diversité des applications des géosciences, pour lesquelles l’UFG a proposé un découpage en six sections : Aménagement et génie civil, Eau, Environnement, Géophysique, Hydrocarbures, Mines et Carrières. 

Comme tout découpage, cette subdivision peut être discutée. Ainsi, pourquoi la seule géophysique (application d’une technique) par rapport aux autres sections qui couvrent des domaines thématiques ? Pourquoi distinguer l’eau et l’environnement, une section issue essentiellement du souci de réduire la taille de la section Génie civil dans laquelle se retrouvait l’environnement auparavant ? Le débat peut être sans fin ; disons que l’UFG a retenu un découpage par grands domaines de métiers.

Certes l’unicité du métier de géologue résulte de l’unité de l’objet étudié, la Terre, sans parler des autres planètes. Mais au-delà de cette unicité, qui se matérialise par un tronc commun de formations (dynamique de la Terre, formation des roches, évolution de la vie, etc.), on est bien obligé de parler des métiers du géologue. On peut ainsi proposer de se limiter à trois grands domaines de métiers :

  1. l’enseignement et la recherche

  2. les substances minérales

  3. l’aménagement et l’environnement

      

Les grands métiers

L’enseignement et la recherche ont déjà été abordés. Ces deux domaines correspondent à un métier en soi, et ils sont, de fait, associés dans la plupart des pays (on parle de chercheurs et d’enseignants chercheurs), même si cette situation recouvre des domaines thématiques ou des disciplines très différents. La recherche d’unicité se traduit aussi dans les très nombreux regroupements inter-disciplinaires mis en place au niveau des DEA (Mastères aujourd’hui), sans parler des DESS dont la vocation multidisciplinaire appliquée a été d’emblée clairement affichée et confirmée par un stage obligatoire de longue durée en entreprise. Comment interpréter cet affichage sinon comme un souhait fondamental que les étudiants rentrent dans un métier !

Il est clair que le domaine des substances minérales recouvre aussi des réalités très différentes. Le géologue pétrolier (Section Hydrocarbures) est tout à la fois un géodynamicien, un tectonicien, un sédimentologue, un géophysicien (en tous cas au niveau de l’interprétation)…. C’est aussi un conducteur de projets, un gestionnaire d’opérations, un ensemblier de bassin. Tous ces termes peuvent exprimer des métiers en soi et, souvent, ils correspondent à des évolutions successives de carrière. Dans certains cas, il peut s’agir de spécialités pointues, se traduisant par une position (un métier) de consultant.

La situation est tout aussi diverse dans les mines et carrières, une section à part entière de l’UFG, un domaine où se côtoient des compétences en genèse des gisements (notamment pour les métalliques et l’uranium), des impératifs de qualité des matières premières (des matériaux pondéreux aux produits haut de gamme), des contraintes environnementales (protection contre les nuisances, suivi des eaux et de l’air, réaménagement), des conformités administratives (montage et suivi de dossiers), etc. Bien que relevant des substances minérales, l’eau est un domaine à part, que l’UFG a individualisé comme tel et que nous pouvons placer dans la 3ème catégorie.

Cette 3ème catégorie « Aménagement, environnement » recouvre une réalité aussi diverse que les autres, mais les passerelles sont nombreuses. Le géologue qui s’occupe d’aménagement est concerné par la stabilité des terrains, donc la capacité de ces terrains à recevoir des équipements, ou les aléas auxquels les dits terrains peuvent conduire. Mais il doit aussi prendre en compte la diversité des impacts potentiels résultant de la mise en place d’un équipement, dont les impacts environnementaux, dont l’eau, tout à la fois une ressource à protéger et un facteur d’instabilité. Cette diversité de problèmes à résoudre conduira d’ailleurs souvent le géologue à mener une action de généraliste ensemblier, s’appuyant sur des spécialistes pour tout ou partie des domaines en jeu.

  

    

La place du géologue dans la société

Malgré l’importance des problèmes à traiter, les géologues constituent en France une population peu nombreuse, dispersée, dont la spécificité n’est pas toujours bien comprise, ni du grand public, ni des décideurs. Le géologue doit, en permanence, tout à la fois démontrer que l’observation naturaliste est essentielle pour déceler les spécificités ou les singularités d’un territoire et en déduire les besoins d’étude approfondies ou les aléas potentiels, que la mesure, en nature et en répartition, doit être adaptée aux problèmes posés, et que la modélisation doit minimiser les incertitudes de l’interprétation.

Ce souci de vision intégrée est très clairement celui du géologue, par rapport à la tendance à raisonner en référence à une seule discipline, et, pour ne citer qu’un seul exemple : les variations pluviométriques comme source unique et directe des crues. Ce souci n’est, en outre, nullement incompatible avec une stratégie de protection du patrimoine naturel, que ce soit au niveau d’un site ou d’un territoire.

De plus en plus, le géologue est de plus en plus un élément actif de communication au sein de la société. Expliquer, sensibiliser, vulgariser, voilà encore bien des compétences spécifiques, des métiers en soi, certes déjà abordés dans l’éventail des autres de métiers de géologues, mais qui devraient se renforcer à l’avenir avec le développement exponentiel des moyens de communication et le souci grandissant du citoyen de comprendre, de juger et de participer aux choix dans l’évolution de son cadre de vie, dans une perspective de développement durable. Qui sait si, un jour, nous ne verrons pas émerger une section de l’UFG entièrement dédiée à ces métiers ?