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BUHR FERRIER GOSSE

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La revue "Géologues" à parution trimestrielle est éditée par l'Union Française des Géologues (UFG), avec près de 150 numéros publiés depuis sa création. C'est une revue professionnelle française qui couvre un large éventail de sujets en sciences de la Terre en relation avec l'actualité la plus récente dans ce domaine, et présentés sous forme de numéros thématiques (risques naturels, géotechnique, patrimoine... et, plus récemment, énergie, développement durable, déchets radioactifs) ou régionaux (Europe, France métropolitaine et Dom-Tom). Cette publication composée d'articles de synthèse, d'interview et de notes de lecture s’adresse à un large public: professionnels, chercheurs, enseignants, décideurs et particuliers intéressés par cette actualité spécialisée.



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171 Compromis et confilts d'usage autour de l'eau

Le partage de l’eau peut être un enjeu très conflictuel si la raison et la solidarité ne l’emportent pas. Il s’agit en effet de répartir une ressource entre divers usages (alimentation en eau potable, irrigation, approvisionnement industriel, maintien du bon état des milieux…), donc de la préserver en quantité et en qualité. Malgré l’unicité du cycle de l’eau, la ressource est classiquement subdivisée en eaux de surface et eaux souterraines, dont les caractéristiques de renouvellement diffèrent sensiblement, en particulier en ce qui concerne le facteur temps. Cette unicité du problème de l’approvisionnement en eau a d’ailleurs conduit aujourd’hui à considérer un découpage par bassin versant, concrétisant une unité de fonctionnement. Le concept européen de masse d’eau est venu se rajouter à ce découpage, selon le cas le renforçant ou le rendant plus complexe.

L’objectif de ce numéro de “Géologues”, élaboré pour la 4ème année consécutive dans le cadre d’un partenariat entre l’Union Française des Géologues (UFG), le Comité Français d’Hydrogéologie (CFH) et l’Association des Hydrogéologues des Services Publics (AHSP) était d’aborder transversalement ce problème du partage de l’eau et celui des compromis auxquels, fort heureusement, il aboutit très souvent, même si cela prend du temps. De très nombreux sujets auraient pu être traités, ceux qui ont été sélectionnés nous ont paru représentatifs de divers types de situations.

Maintenant que le principe du réchauffement climatique ne semble plus guère contesté, même si son impact dans le temps et l’espace est toujours largement matière à débats, il nous a paru normal de consacrer un long développement à la sécheresse en insistant sur les questions de gestion de l’eau dans le domaine agricole, l’agriculture étant, rappelons-le, le principal consommateur d’eau. Un tel article était aussi l’occasion d’associer la recherche en agronomie et le milieu professionnel, au travers des chambres d’agriculture, et de souligner les progrès réalisés. Autre article qui s’imposait, la procédure des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), procédure de compromis par excellence, largement répandue puisque plus de 170 existent aujourd’hui à l’échelle de la France, certes à divers stades d’avancement.

Les présentations ont ensuite été réparties en trois ensembles : des exemples de situations nationales caractéristiques, des exemples transfrontaliers, puis des situations liées au risque d’inondation, thème que nous n’avions pu traiter dans “Géologues” n°169, faute de place. Chacune des situations nationales se caractérise par un nombre d’acteurs importants, matérialisant les différents enjeux en discussion. C’est le cas des différents ensembles sensibles retenus (Marais Poitevin, nappe de Beauce, craie du Nord – Pas-de-Calais, Durance ou Charente-Maritime). Au chapitre de l’industrie, nous avons retenu deux exemples, celui de la raffinerie de Grandpuits en Seine et Marne et de sa contribution à la gestion de l’eau de l’aquifère du Champigny et l’exemple du projet minier Canadian Malartic au Québec dans lequel un important volet eau a fait partie d’une concertation approfondie pour que le projet soit accepté par les divers acteurs, en particulier les habitants.

Dans les projets transfrontaliers, nous avons choisi deux exemples opposés, celui de l’aquifère des calcaires carbonifères qui concerne la France et la Belgique (Wallonie et Flandre) et qui a abouti à un partenariat prometteur et celui, O combien conflictuel, de la Palestine. Dans le premier cas, on soulignera un partenariat général pour mieux répartir la pression sur l’aquifère, partenariat auquel participent les grands carriers du Tournaisis par un recyclage de leurs eaux d’exhaure dans le circuit de l’eau potable. Concernant la Palestine, sujet très sensible, nous avons rassemblé un regard technique d’hydrogéologues ayant travaillé sur place, un regard d’historien qui s’est penché de longue date sur l’évolution du dossier et un regard plus sociétal orienté vers l’impact de cette situations sur les populations.

Les lourds enjeux liés au risque Inondation conduisent aussi à des compromis de gestion, qui vont de la prévention aux remèdes. Dans la logique nationale française, on est passé d’un concept de territoire inondé à une stratégie de zone économique sinistrée, ce qui modifie la perspective et surtout le rôle attribué aux plans de prévention des risques. L’exemple des Pays-Bas a été retenu comme représentatif d’un effort national de prévention développé depuis des décennies, d’abord vis-à-vis de l’eau marine et aujourd’hui dans le domaine fluvial. Quelle que soit la situation, c’est souvent l’évènement qui conduit à des changements de politique de gestion. Et c’est bien ce que nous montrent l’Europe et l’euro aujourd’hui.

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décembre 2011  
170 Tensions et contraintes dans les substances minérales

De longue date, l’industrie minière est habituée à gérer le temps long du développement minier et le temps variable de l’évolution des cours, et à inclure cette vision dans sa stratégie. Depuis quelques années, cette approche s’intègre dans un cadre devenu plus mondial que jamais et doit prendre en compte la croissance accélérée de certains pays, en première ligne desquels figure la Chine, la créativité de l’industrie, les accélérations de la production et de la consommation et une bulle spéculative financière qui est devenue hors de proportion par rapport à l’économie réelle.

Le présent numéro de "Géologues" n’a nullement la prétention d’aborder ces problèmes de façon exhaustive, mais beaucoup plus d’apporter des éclairages sur les tensions et contraintes qui affectent l’offre et la demande de substances minérales, au travers d’une série d’exemples.

D’où un premier chapitre de généralités qui souligne un contexte éminemment fragilisé, mais aussi un besoin crucial de mettre en place des éléments de gouvernance collective qui font actuellement cruellement défaut.

Le découpage de la suite du numéro est classique entre substances énergétiques, métaux et minéraux industriels. Il correspond à une commodité de présentation, mais l’objectif est surtout de souligner les composantes communes et les spécificités, d’une substance à l’autre, dans les contraintes qui pèsent sur leur développement. On aurait aussi pu raisonner plus globalement matières premières, ce qui aurait largement dépassé le cadre de ce numéro, ou aborder cette vision transversalement, par type de problème.

Parmi les contraintes, de plus en plus présentes aujourd’hui, et ceci vaut pour tous les développements au-delà du seul domaine minier, il y a l’acceptation sociale des projets, le débat citoyen étant destiné à expliquer, voire adapter le projet, de façon à ce que les parties prenantes se l’approprient. Au-delà de la question du gaz de schiste qui a récemment défrayé la chronique en France, il y a notamment l’exemple du Québec dont Robert Marquis a bien voulu nous parler.

L’urgence et l’ampleur des dangers de déséquilibre qui nous guettent peuvent nous conduire à une vision pessimiste de l’avenir. Toutefois, au fil de l’histoire, l’humanité s’est toujours sortie de situations difficiles. Il faut souhaiter aujourd’hui que la raison collective l’emporte, notamment que l’Union européenne élargisse sa gouvernance vers une plus grande solidarité, que les révoltes arabes évoluent le plus en douceur possible, que les États-Unis sortent du dollar valeur suprême collective et individuelle et que chacun d’entre nous se sente partie prenante d’un choix solidaire de consommation raisonnée et d’intégration dans une vision durable de notre développement collectif. Dans cette perspective, les matières premières minérales sont un des éléments majeurs à prendre en compte.

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septembre 2011  
169 Connaître les risques naturels et y faire face

Le thème des risques, qu’ils soient naturels ou technologiques, ne laisse jamais indifférent. L’évènement catastrophe suscite l’attirance de l’inhabituel, la stupeur, voire la douleur, quand c’est nous qui sommes directement ou indirectement concernés. Puisque nous ne parlons ici que des risques naturels, les causes des phénomènes et leur compréhension sont rarement évoquées avec pertinence en dehors des sphères spécialisées. Et pourtant que d’inondations, d’effondrements, de chutes de blocs, de glissements de terrain potentiels.

Le dernier numéro de ”Géologues” réalisé sur ce thème était le n°135 (décembre2002). Depuis, divers articles ont abordé ce sujet, notamment à la faveur des numéros régionaux. Au fil des années, les enseignements de la surveillance des phénomènes, de leur analyse et de leur modélisation sont venus conforter notre capital technique, tandis que la réglementation s’est préoccupée de l’encadrement de la prévention et, à l’autre extrémité de la filière, de l’indemnisation des victimes, et que les sciences humaines ont aussi développé leurs analyses pour formaliser une mémoire souvent dispersée. Nous bénéficions aujourd’hui de tous ces acquis.

L’information et la sensibilisation du public ne sont pas restés à l’écart de ce panorama. Elles figurent, comme les autres aspects déjà évoqués, au menu de la stratégie développée par l’État et se déclinent à tous les niveaux, du local au national. On peut ici souligner que le risque d’inondation, principal risque naturel à l’échelle du territoire métropolitain (plus de la moitié des communes seraient concernées), fait l’objet d’une prise de conscience encore plus forte aujourd’hui avec la directive européenne Inondation et sa transposition en France à la faveur du Grenelle de l’environnement. Les quatre articles que nous avions prévus sur ce thème sont décalés au numéro sur l’eau de fin d’année 2011 (”Géologues” n°171) faute de place dans ce numéro, et cela, afin de leur conserver leur cohérence d’ensemble. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Alors que nos ancêtres possédaient la mémoire du risque et en même temps faisaient preuve d’un certain fatalisme vis-à-vis de l’évènement (crues en particulier), on dispose aujourd’hui de quantités d’outils techniques et réglementaires pour mieux faire face à ces risques. Mais comme, entre temps, on n’en a qu’insuffisamment tenu compte dans l’urbanisation et le développement, l’ampleur des risques potentiels s’est accrue.

Ce numéro n’a pas la prétention de traiter de tous ces sujets en détail, mais il les aborde dans leur diversité. On peut ajouter, au chapitre des risques majeurs, que les catastrophes climatiques (tempêtes, cyclones, sécheresses…) vont vraisemblablement se développer si l’on en juge par les alarmes réitérées des experts du changement climatique, sans que l’on puisse coter ni leur ampleur, ni leur fréquence. La géologie est au cœur de toutes ces préoccupations, car non seulement les glissements de terrain, les séismes et les éruptions volcaniques ont un rapport direct, certes pas unique, avec elle, mais il en est de même pour l’érosion ou les sécheresses au regard desquelles le problème de l’alimentation en eau est fortement questionné. Au-delà de la technique, chaque citoyen doit être informé et alerté sur ces sujets et c’est l’ambition de ce numéro que d’y contribuer.

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juin 2011  
168 Terroirs, vigne et vins : quel rôle pour la géologie ?

Le moment nous a paru favorable pour lancer ce numéro de “Géologues” sur Terroirs, vigne et vins : quel rôle pour la géologie ? Certes, des précédents existaient et notamment l’ouvrage "Terroirs et vins de France" sous la direction du regretté Charles Pomerol, dont la 3ème édition est sortie en 1990 et qui a fait l’objet d’une édition anglaise "The Wines and Winelands of France. Geological Journeys". La simple comparaison du titre français et de la traduction anglaise souligne d’ailleurs l’ambiguïté du terme "Terroir", pour lequel la traduction anglaise a préféré parler d’excursions géologiques.

Cette ambiguïté devrait être levée par la définition internationale, adoptée en2010, qui, pour parler du terroir, intègre à la fois les composantes du milieu naturel (sol, sous-sol, climat, relief…), la vigne et la pratique (retour d’expérience) des vignerons. Cette définition va dans le sens d’un rapprochement entre les partisans du seul milieu naturel et les adeptes de la dominance du travail viticole. C’est d’ailleurs avec cette vision du terroir que l’ensemble du numéro a été construit. Montrer que dans la variété des contextes viticoles, cette synergie a fait ses preuves, tant au niveau des délimitations administratives que de l’évaluation du potentiel des terroirs eux-mêmes et de la typicité des vins.

Si la définition du terroir semble aujourd’hui faire consensus, ce n’est pas le cas pour sa promotion, si l’on en juge par l’abondance des routes du vin plus orientées vers un circuit de caves que vers une explication des terroirs dans leurs différentes facettes, ou par les expositions muséales sur la vigne et le vin où la composante terroirs est majoritairement absente ou très modestement évoquée. Cette situation offre heureusement quelques exceptions notables comme la route des vins d’Alsace et les dizaines de sentiers viticoles qui l’accompagnent ou certaines présentations muséales comme Planète Bordeaux près de Libourne ou l’Écomusée du Libournais à Montagne-St-Émilion, ces trois exemples faisant l’objet d’articles dans ce numéro. On ne peut que souhaiter que le virage sur la vision intégrée du terroir soit pris et que tous les musées et expositions ne se limitent plus, comme c’est majoritairement le cas aujourd’hui, aux outils de la viticulture, aux techniques vinicoles, aux métiers annexes (tonnellerie et autres), voire à la vie des vignerons. Souhaitons que le nouveau projet de Centre culturel et touristique du Vin à Bordeaux, prévu pour voir le jour d’ici quelques années, mette bien en valeur cet équilibre. Il ne s’agit pas là d’un simple caprice de scénographie muséale, mais bien d’une pédagogie générale en direction de la société à qui on peut offrir non seulement les subtilités de la dégustation, mais également la complexité des composantes naturelles et humaines qui interviennent dans la définition des terroirs. C’est d’ailleurs bien dans cet esprit que nous vous proposons ces regards sur différents vignobles répartis sur l’ensemble du territoire national en soulignant la place de la géologie au sein des différentes composantes des terroirs correspondants. Sans oublier les excès possibles comme dans l’histoire du Kimméridgien et du Chablis.

Nous souhaitons remercier ici tous les spécialistes, géologues, géographes, historiens, biologistes, ingénieurs viticoles…, une diversité qui, s’il en était besoin, confirme une convergence de vision globale du terroir, qui ont bien voulu apporter leur pierre à ce numéro et contribuer ainsi à promouvoir cette vision pluridisciplinaire du terroir, base de compréhension nécessaire pour une large appropriation par la société.

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mars 2011  
167 Hydrogéologie urbaine

Et de trois. Grâce notamment à l’investissement de Gérard Sustrac, qui doit à lui seul vaincre l’inertie ou maîtriser la ferveur épistolaire des auteurs, la dynamique d’un numéro annuel de la revue géologue consacré à l’hydrogéologie semble désormais lancée. Nous le remercions vivement. Nos remerciements vont aussi à l’UFG et à son Président pour cet espace offert à notre spécialité.

Ce n’est pas spontanément que l’on associe à hydrogéologie, discipline naturaliste, le qualificatif "urbaine". Dans les temps anciens, la disponibilité d’une ressource en eau a conditionné l’implantation des cités. Elles se sont souvent installées près d’un cours d’eau, première source d’alimentation, évacuateur des déchets et voie de communication, sur des plaines alluviales dont les ressources en eau souterraine ont progressivement pris le relais, voire à proximité d’une source. Outre l’implantation des cités, la ressource en eau a aussi, entre autres paramètres, influencé l’urbanisation : dense lorsque les points d’eau sont rares, diffuse lorsque l’eau est partout.

Facteur déterministe, l’accès à l’eau est devenu, les progrès techniques aidant, un service. Dès lors, l’hydrogéologue a été sollicité pour garantir à la ville une eau abondante et de qualité, puis éliminer eaux usées, pluviales et déchets, si possible sans dommage pour les ressources en eau et toujours avec les meilleures garanties pour la santé publique. Ainsi, paradoxalement, le développement urbain se traduit par la sanctuarisation de territoires ruraux, dans le but de garantir à la ville des eaux de qualité en quantité suffisante.

Au fil des articles, nous visiterons de grandes agglomérations du territoire national ou étrangères, nous rencontrerons divers types de ressources (alluviales, captives, karstiques…), nous serons confrontés à des contextes et problématiques variées, nous découvrirons des solutions techniques et des choix d’organisation différents, des stratégies de diversification pour la gestion des risques, des dispositifs de prévention et d’alerte, des actions réparatrices, etc.

En résumé, dans ce numéro, qui aurait pu s’intituler "l’Hydrogéologie pour la ville et dans la ville" nous verrons comment les grandes agglomérations s’approvisionnent en eau, protègent et gèrent leurs ressources, sollicitent de nouveaux gisements, se protègent de leurs eaux souterraines, diversifient leurs sources d’énergie et, explicitement ou en filigrane, le rôle majeur joué par l’hydrogéologue pour relever ces défis.

Bernard Blavoux - Président du Comité Français d’Hydrogéologie (CFH-AIH).

Bruno de Grissac - Président de l’Association des Hydrogéologues des Services Publics (AHSP).

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Décembre 2010  
166 Le stockage géologique du CO2 dans le contexte énergétique du XXIe siècle

La façon dont la société mondiale du XXIe siècle fera face à la demande énergétique constitue l’un des grands enjeux auxquels nous devrons tous collectivement répondre, même si chaque pays, en fonction de ses ressources, de son niveau économique ou de sa stratégie politique fera ses propres choix et adaptera cette contrainte mondiale à son propre territoire. Il en va de même du réchauffement climatique et surtout de la façon dont il va s’appliquer régionalement, paramètre essentiel pour les enjeux liés à la démographie, la nourriture, l’eau ou la mobilité. Quel que soit notre degré de prise de conscience de ces sujets, ils nous concernent tous pour les décennies à venir et au-delà. Cette situation nous a paru justifier que ce numéro de “Géologues”, très largement consacré au captage, transport et surtout stockage géologique de CO2 (CCS1), soit introduit par un chapitre de généralités traitant de ces sujets. D’où l’article introductif sur les perspectives du « bouquet » énergétique et l’effort pour répondre aux questions soulevées par le changement climatique.

La filière CCS est au milieu du gué. Un effort considérable de R&D a été conduit, dans un grand nombre de pays, principalement dans les domaines du captage duCO2 et de son stockage géologique. Cet effort englobe les recherches scientifiques fondamentales sur ces sujets, les pilotes d’expérimentation et une perspective à court-moyen terme de pilotes industriels, à l’image des grandes expériences historiques comme Weyburn (Canada) ou Sleipner (Norvège). Comme les prospectives de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) évoquent des milliers de sites équipés pour la filière CCS à l’horizon 2050, cela montre le chemin qui reste à parcourir. Ce chemin est technique évidemment, mais surtout économique (rentabilité des procédés retenus) et social (acceptabilité par la société).

À ce jour, il n’est pas possible de dire quelles voies de captage seront les plus rentables. Les trois voies (précombustion, oxycombustion et postcombustion) sont à divers stades de R&D ou de pilotage industriel. Au niveau du stockage géologique, même si les stockages en gisements d’hydrocarbures déplétés ou épuisés ou en aquifères salins profonds sont en première ligne aujourd’hui, d’autres voies comme le stockage en couches de charbon profondes, accompagné ou non d’extraction de méthane, font l’objet de programmes de R&D.

La grande diversité de sujets traités explique le nombre très important de programmes de recherche qui ont été lancés au niveau mondial. Pour ce qui concerne la France, des projets nombreux et variés sont menés par des organismes de recherche et des industriels, avec des soutiens financiers d’agences nationales (comme l’ANR ou l’ADEME) ou de l’Europe. Le nombre de projets est tel qu’il est impossible de tous les aborder dans la cadre de ce numéro de “Géologues”, d’où le choix à la fois de montrer leur diversité au moyen de divers tableaux (projets ANR, projets Union européenne…) et de privilégier les thématiques qui portent sur le stockage géologique de CO2.

Ce numéro n’a pas d’autre ambition que de d’informer et de sensibiliser le lectorat à la diversité et à la complexité des problèmes à résoudre tout en contribuant à la prise de conscience de l’importance des enjeux soulevés pour l’avenir de la planète.

1. Carbon Capture and Storage, sigle couramment utilisé plutôt que CSC (Captage et Stockage de Carbone) et que nous utiliserons dans tout ce numéro.

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septembre 2010  
165 Quel patrimoine géologique ? Pour quelle médiation ?

Depuis le n°140 de “Géologues” intitulé « Patrimoine géologique », nous avons régulièrement publié des articles touchant à ce Patrimoine au sens large, notamment dans les numéros régionaux, qu’il s’agisse de sites, de présentations muséales ou de collections. Seules les archives, autre composante patrimoniale, n’avaient pas été abordées. Elles le sont, à plusieurs reprises, dans le présent numéro sous la forme des archives minières.

Même si Max Jonin, qui a aimablement répondu à notre sollicitation, fait une distinction nette entre patrimoine géologique, qui relèverait de l’exceptionnel, et sites géologiques « simples », nous avons privilégié une acception ouverte, dans la ligne de l’inventaire du patrimoine géologique réalisé en région Midi-Pyrénées qui couvre un large éventail de sites depuis le « sans étoile » jusqu’au « trois étoiles », la nomenclature adoptée dans le logiciel Géotope ouvrant la porte à une valeur d’usage multiple depuis le modeste site dont l’intérêt réside dans sa proximité, jusqu’au site exceptionnel de valeur nationale à internationale. Qu’on nous permette aussi de souligner, avec Denis Vaslet (voir article, ce numéro), la place qu’a prise le patrimoine géologique au sens large dans l’Année Internationale de la Planète Terre (AIPT) avec 145 projets sur 324 labellisés.

Dans ce numéro, nous avons également souhaité privilégier des stratégies et des façons de faire, plus que des descriptions de contenus. Ceci conduit clairement à afficher des convergences de visions sur le minéral, de longue date distancé par le vivant, mais qui remonte lentement et surement la pente, grâce à une intégration délibérée au sein de l’ensemble des sciences d’une part et un positionnement affiché parmi des questions sociétales de l’autre, comme en témoignent les réflexions de responsables de Centres de Culture Scientifique, technique et Industrielle (CCSTI) ou de musées présentées dans ce numéro. Cette stratégie intégrée, qui n’est en rien contradictoire avec une présentation géologique autonome, offre une place importante aux géosciences ; à nous de faire en sorte que ce soit une place de choix.

C’est aussi cette perspective pluridisciplinaire qui nous a conduit à solliciter de nombreuses contributions parlant de valorisation polyvalente de sites comme par exemple St-Georges des Hurtières en Savoie (mine, géologie, métallurgie, histoire minière) ou St-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme (patrimoine géologique, archéologique et extractif), ou d’une insertion de la géologie dans l’environnement et l’histoire comme le pratique l’association Océan (Bordeaux)dans ses animations.

Ce numéro aura atteint son objectif s’il contribue à convaincre que l’objet de patrimoine géologique dans son acception large d’usage prend toute sa place dans les interrogations de la société et qu’il revient aux médiateurs, dans leur diversité, d’en assurer la promotion.

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juin 2010  
164 Evolution des métiers et des pratiques dans les géosciences appliquées

Le numéro 164 de Géologues est consacré à l’évolution des métiers et des pratiques dans les géosciences appliquées. Après un hommage aux fondateurs de notre Union, nous avons voulu, tout d’abord, faire un point dans les différents secteurs d’activité de notre profession depuis les substances minérales ou énergétiques jusqu’au développement plus récent, tout au moins dans sa formalisation, de l’environnement. Par la suite nous traitons de formation et de métiers.

Parmi les auteurs des différents articles vous retrouverez des signatures de nos grands anciens donnant des points de vue historiques, mais également des nouveaux montrant que la relève est progressivement assurée et ceci, bien heureusement.

Si les articles montrent, bien sur, l’importance des nouvelles techniques et leurs apports, il n’en reste pas moins que la démarche intellectuelle équilibrée entre l’observation et l’utilisation constante mais raisonnée des outils de modélisation, est à la base de nos métiers et de nos pratiques. On trouve également la description des rôles que sont amenés à jouer les différents praticiens, ce qu’il est toujours utile de montrer à nos jeunes pour qu’ils prennent conscience du mieux possible de leurs futurs métiers, au quotidien. Enfin, quelques exemples de formation sont présentés.

Notre profession évolue, se diversifie et la société sensible aux grands enjeux de demain demande, si l’on lit le rapport de Jacques Varet, que le nombre de géologues formés augmente d’une manière très sensible dans les années à venir. Pour cela un effort de formation, en adéquation avec les besoins, doit être réalisé par les universités et les écoles. Je suis convaincu que les formateurs doivent dialoguer du mieux possible avec les praticiens. Dans cet esprit et à la mémoire de J.-M. Quenardel, nous organisons le 6 mai prochain avec la SGF une journée d’échanges sur les interactions entre ces partenaires, dont la coopération est indispensable (voir programme page 5).

D’une façon similaire, il nous semble que la frontière artificielle entre les sciences fondamentales et appliquées ne doit pas perdurer. Le rapprochement entre SGF et UFG rejoint par le CNFG que nous essayons de réaliser, va dans cette direction et devrait porter ses fruits pour l’ensemble de notre communauté et en particulier pour les jeunes générations. Pour être entendu, il faut parler d’une voix unie et forte, avec un respect réciproque des valeurs de l’autre.

Pour être un instant dans l’actualité, nous devons penser au drame que vit Haïti et aux trop nombreuses victimes engendrés par une impréparation notoire à cet événement inéluctable, évidemment lié à l’état économique de ce pays. Le séisme, beaucoup plus violent subi par le Chili est, à ce titre, tout à fait démonstratif. Mais, il convient sans doute de rester humble en pensant que dans d’autres pays plus développés, les autorités sont souvent insensibles au signalement des risques naturels. Le pays le plus puissant du monde n’a pas entendu les rapports sur l’état des digues de la Nouvelle-Orléans, et chez nous un document du Commissariat général au développement durable fait état de la croissance du nombre de logements construits en zones inondables : prés de 100 000 entre 1999 et 2006.La tempête Xyntia et ses conséquences illustrent malheureusement ce dernier point. Peut-être qu’une voix géologique forte et unie serait mieux écoutée.

Pour terminer je souhaite rendre un hommage à notre rédacteur en chef qui vient de recevoir le prix Georges Millot de la SGF pour son action continue dans la diffusion des connaissances. Bravo Gérard !

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mars 2010  
163 Eaux Souterraines. Gestion et protection des captages

Le numéro 163 de “Géologues” est le deuxième réalisé en partenariat avec le Comité Français d’Hydrogéologie (CFH) et l’Association des Hydrogéologues des Services Publics (AHSP). Le numéro 159, premier du genre, a été élaboré il y a un an. Deux numéros en commun ne sont pas suffisants pour parler d’une action pérenne, mais ils traduisent néanmoins une volonté et une dynamique communes.

Le choix du thème « gestion et protection des captages » a été largement dicté par l’actualité, dans un temps, en effet, où le Grenelle de l’Environnement vient de publier la liste des 507 captages du territoire français à protéger en priorité et où commencent à s’élaborer les premiers états d’avancement relatifs au projet d’atteinte du bon état de la ressource mis en place par la DCE.

Pour le présent numéro, la sollicitation des auteurs a été organisée de façon sensiblement différente de celle qui a prévalu pour le n°159. D’abord le choix d’un thème, qui a permis une focalisation plus affirmée des contributions que pour le n°159, ouvert à toutes les thématiques. Par ailleurs, outre l’appel à ses membres organisé par le CFH, il y a eu une sollicitation directe d’un certain nombre d’organismes et de structures sur le thème retenu : Agences de l’eau, BRGM, AHSP…, ce qui a permis, dès juin 2009, d’élaborer un premier sommaire avec des propositions qui ont été, pour l’essentiel, confirmées dès cette date. La sollicitation a donc été un succès et les partenaires associatifs et institutionnels y ont pris toute leur part. Le cadre matériel a lui aussi été plus strict, avec un plafond de volume par article et des critères à respecter pour les figures, un objectif toujours difficile à atteindre, d’autant que les articles sont publiés en noir et blanc.

Quoiqu’il en soit, les retours ont été au rendez-vous, ce qui a permis de répartir les articles en quatre chapitres : un chapitre général consacré au bilan national de la protection des captages, un chapitre qui traite de la mise en œuvre de politiques régionales de protection de la ressource – c’est celui qui rassemble le plus grand nombre d’articles –, un chapitre méthodologique allant des traçages à la cartographie de vulnérabilité en passant par les études isotopiques, et enfin un chapitre, celui du Prix Archambault 2009, qui comprend un article unique, une façon de souligner l’importance de cette distinction, même si le sujet traité sort quelque peu du thème retenu pour le numéro.

Après l’abandon de la revue « Hydrogéologie » publiée par le BRGM, la solution du numéro annuel de « Géologues » est apparu comme une solution acceptable, au moins transitoirement. L’avenir permettra de confirmer la faisabilité d’une option ou d’une autre, l’important étant de continuer à communiquer sur les questions d’hydrogéologie ; c’est un euphémisme que de dire qu’avec une démographie mondiale en forte croissance et des perspectives de changement climatique fort et durable, l’importance du domaine de l’eau ne pourra aller qu’en s’accentuant au cours des décennies qui viennent. Pour l’immédiat, réjouissons-nous d’avoir pu construire ce numéro, collectivement et, nous l’espérons, à la satisfaction de nos lectorats respectifs.

Nous tenons à remercier particulièrement Gérard Sustrac et Michel Tirat pour la coordination de la réalisation de ce numéro.

Jean-Paul Tisot (Président de l’UFG), Jean-Claude Roux (Président du CFH), Bruno de Grissac (Président de l’AHSP)

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décembre 2009  
162 Spécial engrais et pesticides

Il ne se passe guère de journée sans qu’un média ne nous parle de production agricole, d’agriculture biologique, d’industries agroalimentaires ou de pollution par les engrais ou les pesticides. Il est vrai, à l’inverse, que la production et le marché des matières premières concernées ne donnent pas lieu à de telles tribunes sauf si on les aborde par le biais du gaz naturel ou du renchérissement des matières premières en général.

Dans ce contexte, l’objectif de ce numéro consacré aux engrais et aux pesticides est de donner une diversité d’éclairages sur un domaine complexe, en regroupant les sujets sous trois grandes parties qui chacune auraient pu donner lieu à un numéro entier de « Géologues » : des généralités, les matières premières, la gestion des intrants agricoles et de la qualité des eaux. Dans les généralités, nous avons privilégié un aperçu sur les acteurs en France, en incluant la classification des substances et leur réglementation, mais également le thème des analyses et la pratique d’une fertilisation équilibrée. L’analyse des pesticides a fait l’objet d’un texte moins synthétique car il s’agit d’un sujet complexe et par ailleurs relativement méconnu, sauf des spécialistes.

Avec les matières premières, on se devait de parler de l’histoire, d’autant qu’elle a fortement concerné le territoire national. Deux exemples extrêmes ont été pris, l’un relativement local sur les fameuses phosphorites du Quercy qui s’appuie notamment sur des photos d’archives et l’autre, à caractère international, sur les conflits autour des engrais. Sur les matières premières, on a mis l’accent sur les phosphates et la potasse, les engrais azotés étant traités plus brièvement sauf à présenter le gaz naturel, ce qui relevait d’un tout autre sujet. Pour les phosphates, nous avons privilégié une présentation condensée des gisements avec des tableaux synthétiques, s’appuyant sur des commentaires généraux sur les réserves et le marché. Il convient d’insister sur le fait que la valorisation des trois quarts des réserves, qui sont en phosphates sédimentaires carbonatés, passe par la généralisation de procédés d’enrichissement fiables et économiques. Une vision similaire est proposée pour la potasse, qui ne pose pas les mêmes problèmes pour l’avenir.

La dernière grande partie regroupe différents types d’actions concernant l’eau, allant de l’amont (gestion des fertilisants et des pesticides) à l’aval (surveillance et gestion de la qualité des eaux), et à différentes échelles : captage, territoire, bassin versant, échelle nationale. Les exemples présentés sur l’amont mettent l’accent sur les efforts entrepris dans le milieu agricole pour minimiser et mieux gérer les intrants. Pour l’aval, on a notamment insisté les actions sur de vastes territoires (cadre national, agences de l’eau…), qui découlent des réglementations européennes et nationales. Sans oublier la recherche, avec un article donnant un aperçu du travail fait sur les sites expérimentaux.

Quelle que soit la pondération adoptée dans ce numéro sur les différents sujets, il ne fait aucun doute que ce thème des engrais et pesticides est un enjeu majeur de développement durable puisqu’il s’agit de concilier autosuffisance alimentaire, biocarburants, gestion des territoires, adaptation aux changements climatiques, protection des aquifères et de la biodiversité. La quadrature du cercle, sauf si chacun lâche un peu de lest et en fait un enjeu de citoyenneté pour le XXIe siècle.

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septembre 2009  
161 Spécial Alpes-Jura 2

Les numéros 160 et 161 de “Géologues” forment un ensemble consacré à la grande région Alpes-Jura. Les contraintes de volume nous ont conduits, à notre grand regret, à ne pas pouvoir inclure dans aucun de ces numéros deux articles sur des aspects particuliers de géologie régionale qui étaient prévus et à diminuer le nombre de figures de certains articles afin de rester dans le volume habituel de “Géologues”. Maintenant que notre tour de France – Métropole et Outre mer – de géologie régionale est terminé – il aura pris 10 ans –, le champ est ouvert pour traiter de sujets régionaux divers en fonction des opportunités. Parmi les idées exprimées, des aperçus sur certains problèmes géologiques, en mettant l’accent sur une vision européenne, voire mondiale, et bien entendu l’actualisation de sujets régionaux en France, en fonction des nouvelles connaissances acquises.

Cette évolution rejoint la question fondamentale de la collecte des données de terrain et de la préservation de la mémoire de cette collecte. Sur ce point, on voit bien que la tendance moderne dans notre pays est plus à déployer les ailes de l’informatique pour valoriser les données selon toutes les demandes possibles qu’à mettre la priorité sur le recueil patient et obstine des données de terrain. Qu’on en juge seulement par la faiblesse de la préservation de la mémoire de terrain pour les travaux d’aménagement d’infrastructures (linéaires, ponts, tunnels…), contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays comme en Suisse. En parallèle, les territoires scientifiques sont devenus très internationaux. Serait-il aujourd’hui tellement rétrograde que de parler de géologie régionale ?

La comparaison de la France avec les autres pays notamment d’Europe souligne que même si chacun est d’accord pour reconnaitre les grandes facilités qu’offre l’informatique en matière d’archivage, de modèles, de SIG, etc., tout le monde n’a pas la même vision de la préservation de la mémoire de terrain, qu’il s’agisse de l’archivage des carottes de sondage ou de la conservation des spécimens ou de la protection et de la mise en valeur des sites patrimoniaux géologiques ou miniers. La logique financière qui en dérive en matière d’investissements n’est donc évidemment pas la même. Sur ces différents sujets, “Géologues” peut continuer à poursuivre une mission d’information, voire d’alerte lorsque des situations deviennent critiques. Sans présumer de la puissance médiatique de “Géologues”, on voit bien aujourd’hui la force de la communication par laquelle passe n’importe quelle offre ou stratégie en direction de la société. Sur ce sujet, j’ai d’ailleurs toujours regrette que le numéro de “Géologues” consacre a la communication (n°151 : “Pour qui ? Pour quoi ? Comment ?”) n’ait pas eu plus de succès malgré la qualité et la diversité des témoignages recueillis. Et pourtant, comment ne pas reconnaître que c’est un déficit de communication, dont nous sommes tous responsables, qui fait que les sciences de la Terre, les “cailloux”, sont si mal ou peu perçues dans la société ?

Je ne peux pas terminer sans faire a nouveau partager mon souci du futur de “Géologues”, ainsi que je l’ai fait transmettre lors de la dernière assemblée générale de l’UFG et notamment la nécessité d’une structure de rédaction renforcée, capable d’assurer la pérennité de la revue dans la situation actuelle et dans la perspective de la fusion avec la SGF, afin que la revue soit reconnue comme vecteur à part entière de la nouvelle association résultant de la fusion. Parallèlement, il est proposé que le site internet de l’UFG (ou de la nouvelle structure) soit (entre autres vocations) celui de la géologie appliquée, s’appuyant sur un large éventail de dossiers couvrant la diversité des domaines d’application, à l’image de ce qui est fait sur le site internet de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Lyon, pour la géologie fondamentale. En tous cas, le débat est ouvert et chacun invite à s’exprimer sur cette construction commune.

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juin 2009  
160 Spécial Alpes-Jura 1

Avec les deux numéros consacrés à la région Alpes - Jura s’achève le tour de France métropolitaine et des Dom-Tom de “Géologues”, une aventure qui aura duré 10 ans et dont les jalons ont été : Grand Ouest (1999), Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse (2000), Massif central (2001), Belgique - Nord de la France (2002), Dom-Tom (2003), Île-de-France (2004), Alsace-Lorraine (2006), Grand Sud-Ouest (2008) et Alpes-Jura (2009).

Dès le numéro consacré à la région PACA-Corse, il est apparu que l’ampleur de la matière première régionale justifiait l’équivalent de deux numéros de “Géologues”, ce qui a d’abord conduit à des numéros doubles, solution qui a été abandonnée à la fois pour des raisons de coût (le numéro Massif central, certes exceptionnel, fait 350 pages) et suite aux remarques de la Commission paritaire (qui permet de bénéficier d’un tarif postal à taux réduit) considérant que “Géologues” devrait paraître sous forme de 4 numéros annuels distincts. Par voie de conséquence, on a retenu la solution de deux numéros, ce qui fut le cas pour l’Île-de-France, l’Alsace-Lorraine, le Grand Sud-Ouest, ainsi que pour le présent numéro Alpes-Jura, voire de trois dans le cas des Dom-Tom.

Il est vrai, d’après les retours des adhérents, des enseignants, des libraires et autres diffuseurs, que l’approche régionale est bien perçue. La question qui se pose maintenant concerne la suite à donner à cette approche, que ce soit dans le cadre des numéros thématiques, sous forme d’articles d’actualisation, voire d’une monographie récapitulative d’ensemble élaborée avec les partenaires appropriés. Toutes vos suggestions sont les bienvenues.

Venons-en au numéro Alpes-Jura pour lequel le choix retenu a été de regrouper géologie et hydrogéologie dans le 1er volume, la géologie de l’ingénieur, les risques naturels, les ressources minérales et le patrimoine géologique étant placés dans le second. L’abondante matière première rassemblée a conduit à modifier un peu cet équilibre, notamment en déplaçant l’ensemble « Eaux thermales et minérales » dans le n°2, numéro où la composante de géologie de l’ingénieur est forte puisqu’il s’agit à la fois de témoigner des barrages et des grands tunnels transalpins, deux types d’aménagements phares de la région alpine, de présenter les risques naturels, significatifs et divers dans cette région, et de donner quelques éclairages sur les problèmes rencontrés dans une grande agglomération urbaine, Lyon en l’occurrence. Les sujets traités dans le numéro PACA seront, selon le cas, repris ou non dans le présent numéro.

Comme vous le savez, des discussions approfondies sont en cours en vue d’un rapprochement entre la SGF et l’UFG, ce qui pose notamment la question de la place que pourrait tenir “Géologues” dans le futur ensemble. Cette perspective conduit à s’interroger sur l’évolution des contenus de la revue, mais également des formes de diffusion, tout en conservant l’orientation stratégique fondamentale du périodique qui est la promotion des géologues et de la géologie appliquée dans toute leur diversité. L’exemple de la Société géologique de Londres montre que les deux composantes fondamentale et appliquée, après une période séparatiste d’une douzaine d’années, s’y expriment largement et que les adhérents y trouvent leur compte que ce soit en termes d’actions menées, d’autonomie dans les thèmes sur lesquels se rassembler et de formes de diffusion. Tirons profit de l’exemple de cette structure associative, qui regroupe près de 10 000 géologues, pour résolument s’engager dans une stratégie positive de mutualisation des forces plutôt que de conservation de nos prés carrés respectifs.

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mars 2009  
159 Les aquifères souterrains : caractérisation, protection et gestion

Le numéro 159 de la Revue “Géologues” constitue une première dans le paysage des professionnels français de l’hydrogéologie. Suite aux contacts pris depuis plusieurs années, il est en effet le produit de la collaboration entre trois associations : l’Association des Hydrogéologues des Services Publics (AHSP), le Comite Français d’Hydrogéologie (CFH) et l’Union Française des Géologues (UFG).

C’est en avril 2008 que la décision a été prise de donner corps a ce projet sous la forme d’un numéro spécial de la revue “Géologues” entièrement consacre à l’eau, à paraitre à la fin de l’année. La réalisation devait suivre rapidement puisque dès la fin juin la plupart des contributions au numéro de décembre étaient identifiées et leur contenu largement esquissé avec les auteurs. Nous voici donc au rendez-vous.

Le projet de publication commune est une initiative propre des trois associations. On remarquera que cet esprit de collaboration est bien dans l’air du temps puisque, de son côté, la Fédération Française de Géologie a entrepris une action qui vise à rapprocher les professionnels de la géologie.

Les trois associations partenaires se sont associées parce qu’elles se font la même idée d’une publication professionnelle, essentiellement en langue française, à l’adresse des praticiens, s’appuyant sur le retour d’expérience et ayant vocation de plateforme d’échanges. La langue française répond à un besoin, exprimé à travers diverses enquêtes d’opinion, non seulement par des géologues et hydrogéologues français, mais aussi par leurs confrères francophones d’Europe, d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie.

Quant aux professionnels visés, tous en activité ou en étant proches, ils sont en mesure de faire état de retours d’expérience, dans des situations diverses, puisqu’il s’agit principalement de confrères œuvrant aussi bien dans les services de l’Etat, les collectivités locales et les organismes publics, que dans les bureaux d’études et les entreprises, ou encore au sein de l’université. Enfin, la publication est une plate-forme car elle doit permettre d’établir une perméabilité entre praticiens et avec les scientifiques, et favoriser les échanges entre eux.

Le numéro, qui comporte 19 articles, est donc tout entier consacré à l’eau, sur deux thèmes principaux que sont la protection et la gestion des eaux souterraines. L’émergence de ces thèmes et des sous-thèmes associés, résulte des choix spontanés des auteurs, qui ont ainsi mis l’accent sur les questions qu’ils considéraient comme d’actualité.

Les trois associations remercient les auteurs et les deux coordonnateurs qui ont contribué à la construction de ce numéro et, elles l’espèrent, à son succès.

Les signataires souhaitent maintenir ouverte la perspective de la collaboration engagée en 2008 et dès le début de 2009 s’emploieront à définir la suite de cette collaboration tant pour les thèmes abordés que pour les modalités pratiques de fonctionnement.

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Décembre 2008  
158 Spécial littoral

Le milieu littoral se trouve au carrefour de pressions multiples à commencer par celle de la démographie, en lien avec l’importance économique de la frange côtière et son attractivité touristique. D’ailleurs, les vacanciers savent bien que même s’il fait un temps de chien, on est à la mer, et tandis que certains se limitent à la promenade, les plus téméraires font du bateau, vont à la pêche ou se baignent. Même pour les plus démunis d’entre nous, la mer est par essence le symbole des vacances, comme en témoignent les journées à la mer organisées par le Secours Populaire ou la Confédération Nationale du Logement, par exemple.

Le milieu littoral c’est aussi un milieu géologique particulier, d’abord parce qu’il offre des conditions d’affleurement souvent remarquables, ensuite par ce qu’il est le siège de mouvements sédimentaires marins et côtiers de grande ampleur et dont l’impact est notable, enfin parce que c’est une zone d’érosion, d’accumulations sédimentaires ou de violentes incursions marines à l’image des tempêtes, des cyclones, voire des tsunamis, sans oublier la remontée prévue du niveau des mers.

Pour ces deux groupes de raisons, ce numéro de “Géologues” était pleinement justifié, encore que nous ayons conscience que de nombreux sujets n’ont pas été abordés. D’ailleurs, pour respecter le volume du numéro, plusieurs articles ont été retirés ou différés, dont deux articles de généralités (notamment sur la réglementation concernant le littoral),deux articles sur l’énergie (éolien et énergie des mers),ainsi que l’article sur le tombolo de Giens. Dans le cas de l’énergie des mers, la France prévoit, à l’horizon 2010, de se doter d’une plate-forme d’essais en mer au large du Croisic (44) pour, à l’image du centre installé aux îles Orcade en Écosse (EMEC), tester des systèmes fonctionnant sur l’énergie des courants et de la houle. Mais ce n’est que partie remise, de même que le texte sur le tombolo de Giens trouvera naturellement sa place dans le numéro de 2009 consacré à Alpes-Jura.

Un mot sur le contenu du numéro lui-même. Dans les généralités, nous avons retenu l’enseignement et la recherche, la cartographie géologique, le Conservatoire du Littoral en raison de sa vocation généraliste sur le littoral marin et lacustre, et le programme Extraplac du fait de son rôle stratégique sur la délimitation des zones territoriales. L’importance des programmes de recherche soutenus par l’Union européenne a justifié d’y consacrer le 2ème chapitre. On pouvait évidemment discuter des priorités à placer sous la rubrique des grands dossiers (chapitre 3).Nous avons retenu quelques grands sujets nationaux ou internationaux depuis le Mont-Saint-Michel, jusqu’à l’exploitation des granulats marins en Europe et du sel, ou encore le gigantesque Plan Delta mis en place aux Pays-Bas. Dans le 4ème chapitre, il s’agissait de présenter quelques grands programmes nationaux ainsi que des expériences françaises notables relevant essentiellement de la recherche ou de la surveillance. De nombreux chercheurs ont accepté de présenter leur point de vue et nous les en remercions vivement.

Alors bonne lecture à tous. Profitez-bien de cette incursion sur le littoral qui, au-delà des souvenirs de touriste éclairé, vous rappellera que la bande côtière constitue un milieu fragile et un territoire à risques soumis à de gros enjeux d’aménagement, et que la géologie a pleinement son rôle à y jouer.

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Septembre 2008  
157 Des Pyrénées au León (Espagne)

Après les deux derniers numéros de « Géologues » consacrés au Grand Sud-Ouest, le n°157 vient offrir un vaste regard sur l’Espagne, principalement orienté vers la mise en valeur du patrimoine géologique et minier, un choix justifié par la valeur d’exemple de nombreuses initiatives espagnoles.

D’abord sous la forme de l’organisation catalane qui a su mettre en place des réseaux de sites diversifiés (Ruta de la Mineria, réseau mNACTEC) et concevoir un Musée de la Science (qui comporte notamment un Mur de la géoloigie) très novateur dans ses principes. D’autres sites sont également exceptionnels, qu’il s’agisse de lieux classiques dans des cadres architecturaux superbes comme le musée de l’IGME à Madrid, ou de sites développés plus récemment comme le somptueux musée du Jurassique des Asturies à Colinga. Concernant le patrimoine minier, quelques sites majeurs sont présentés dans ce numéro et notamment le site d’extraction de variscite néolithique de Gava près de Barcelone et celui d’exploitation d’or des Romains de Las Médulas dans le León, un site classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO. L’extraction de lignite est également abordée notamment au travers du site majeur d’Andorra engagé parallèlement dans des tâches de réaménagement approfondies.

Dans ce numéro, on trouvera également une filière professionnelle non encore diffusée dans « Géologues », celle de la géophysique, parmi les panoramas de métiers que nous avons publiés antérieurement. La présentation est désormais classique avec une introduction générale présentant la filière correspondante et une série de fiches sur les différents métiers, en l’occurrence ceux des géophysiciens.

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Juin 2008  
156 Spécial grand Sud-Ouest 2

Après un premier numéro régional limité à un seul numéro (Grand Ouest), la moyenne pour une région s’est ensuite stabilisée autour de deux numéros. Ce choix résulte de la bonne perception des numéros régionaux qui prennent bien leur place dans l’éventail des publications sur une région, et d’une capacité accrue de mobilisation des auteurs et des personnes ressources dès lors qu’ils sont sollicités pour apporter leur appui à la présentation de la région où ils travaillent.

Dans cette logique, le n°156 de « Géologues » est le 2ème numéro consacré au Grand Sud-Ouest, à la suite du n°155. Il comporte d’abord trois articles sur les ressources minérales (carbonates) qui n’avaient pas pu être placés dans le numéro précédent, puis deux autres grands domaines de géologie appliquée (hydrogéologie et aménagement) et enfin une série d’articles sur le patrimoine géologique et minier.

L’hydrogéologie est particulièrement bien dotée avec une douzaine d’articles sur des sujets d’hydrogéologie régionale, une première dans « Géologues ». Pour l’aménagement, ce sont des opérations phares qui ont été présentées : sismologie et risque sismique dans les Pyrénées, métro de Toulouse, et confortement des falaises de Biarritz. Quant au volet patrimonial, il propose un large éventail de structures et initiatives régionales. Faute de place, les articles préparés sur la Catalogne sont différés au prochain numéro aux côtés d’autres rédactions sur des projets espagnols (musées, réhabilitations et mises en valeur minières, etc.).

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Mars 2008  
155 Spécial grand Sud-Ouest 1

Avant-dernière région de France abordée par « Géologues », le Grand Sud-Ouest a rassemblé, comme nous en avons l’habitude, un nombre de contributions excédant largement le volume d’un seul numéro, ce qui nous conduit à en consacrer un 2ème (n°156, 1/2008) à cette région. Le n°155 rassemble ainsi les généralités sur la région, la présentation géologique et l’essentiel des substances minérales (hydrocarbures, substances métalliques, roches et minéraux industriels). Le n°156 couvrira trois grands domaines thématiques : l’eau, l’aménagement et le patrimoine géologique et minier.

Grâce à l’aide de TOTAL, nous pouvons publier 2 cahiers en quadrichromie afin que les figures des articles consacrés à la géologie du Sud-Ouest et aux hydrocarbures soient pleinement lisibles.

La dernière étape du Tour de France des régions géologiques portera sur les Alpes et le Jura avec une publication prévue pour fin 2008. Après cette échéance, les contributions régionales se feront probablement au cas par cas en fonction de l’intérêt des sujets ou de l’actualité.

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Décembre 2007  
154 Thématique ouverte

Ces dernières années, les différents numéros de « Géologues » ont été consacrés à une thématique spécifique ou à une région française (métropole et DOM-TOM). Avec le numéro 154, une inaugurons une nouvelle série de numéros multi-thématiques pour laquelle le titre « Thématique ouverte » a été retenue. L’objectif est d’intéresser directement un plus large éventail de lecteurs en leur offrant un choix diversifié de thèmes au sein d’un même numéro.

Le numéro 154 est organisé en six sections. Dans la première « Hydrogéologie et aménagement », nous regroupé des exemples concrets de gestion des eaux ou d’aménagement et des programmes institutionnels (masses d’eau, Plan Séisme). Quelques articles sur l’après-mine viennent ensuite, des études de cas en France et en Espagne, qui complètent celles présentées dans le n°153. La section « Stratégies » a pour objectif de témoigner d’approches globales et de retours d’expérience de stratégies conduites par divers acteurs. Vient ensuite un zoom sur l’extraction des roches et minéraux industriels de Belgique avec trois exemples très différents de matériaux et d’échelle d’exploitation tirés de visites sur sites réalisées en 2006. Le patrimoine géologique occupe régulièrement une place dans « Géologues », c’est un sujet à facettes et expériences multiples. Les articles témoignent d’expériences françaises et étrangères. Enfin, dans les comptes rendus et divers ont été placés des articles d’actualité 2006-2007, dont deux comptes rendus de visite de sites de roches et minéraux industriels, un résumé de colloque, un anniversaire, ainsi qu’un article sur une opération nationale majeure, le Géoportail.

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septembre 2007  
153 Spécial mine et après-mine

Avec le n°153, nous achevons la publication des articles sur le thème de la géologie minière : techniques liées à l’exploration et à l’exploitation minières, traitement des minerais (traitements physiques et biotechnologies), diffusion des connaissances au travers des deux grands périodiques que sont Economic Geology et Mineralium Deposita, ainsi que les textes écrits sur la filière professionnelle et les fiches métiers correspondantes.

Le solde du numéro est consacré à l’après-mine, un thème qui est particulièrement à l’ordre du jour en raison de la pression de la réglementation, des impératifs de la mise en sécurité des anciens travaux miniers, de la surveillance environnementale sur le long terme (air, sol, eaux…), et de la possibilité de valoriser des sites pour pérenniser une mémoire d’exploitation ou protéger et valoriser un patrimoine reconnu important. L’après-mine conduit ainsi à une grande diversité d’expertises et de travaux qui touchent de nombreux champs de la géologie et sont une source d’emploi significative pour les géologues.

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Juin 2007  
152 Spécial géologie minière

Le numéro 152 de « Géologues » est consacré à la géologie minière et aux géologues miniers (Economic Geologists diraient les anglo-saxons). Tout en faisant état de problèmes généraux relevant de l’économie minière, de la réglementation, de la formation, de la métallogénie et des questions de substitution et de recyclage, ce numéro laisse une large place aux témoignages de professionnels de façon à montrer une diversité d’expériences et à souligner différentes facettes des métiers concernés. En matière de formation et d’emploi, on voit bien à quel point la situation diffère entre un pays comme le nôtre et des pays « neufs » comme le Canada, actuellement en plein boom minier. On peut ici souligner le partenariat original entre les universités d’Orléans et du Québec à Montréal, partenariat qui fait aussi l’objet d’une présentation dans ce numéro. Autre grand volet pris en compte, la métallogénie, la connaissance des gîtes minéraux. Des réponses sont apportées aux questions que l’on peut soulever quant aux découvertes des dernières décennies et aux problèmes à résoudre pour l’avenir. Ces réponses proviennent d’articles généraux consacrés au sujet et de points de vue plus spécialisés portant sur des types de gisements (or, platinoïdes, uranium). La métallogénie a évolué à la fois vers le très petit et vers le grand objet géologique ou le grand processus, et cela apparaît clairement dans les présentations. Les autres thèmes que nous n’avions pas la place de traiter ici (techniques liées à l’exploration et à l’exploitation minières, traitement des minerais, diffusion des connaissances au travers des deux grands périodiques que sont Economic Geology et Mineralium Deposita, ainsi que les textes écrits sur la filière professionnelle et les fiches métiers correspondantes) seront présentés dans le n°153, aux côtés de contributions sur l’après-mine.

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Mars 2007  

Durant la période 1998-2001, les thèmes suivants ont été abordés :

- Formations en sciences de la Terre N° 118

- Géologie et environnement : N° 119

- Assurances en géologie/hydrogéologie/géotechnique : N° 120

- Associations et syndicats professionnels dans les domaines touchant aux sciences de la Terre : N° 122

- Hydrogéologues agréés et autres experts en hydrogéologie :N° 123

- Grands enjeux des géosciences au 21ème siècle : N° 124

- Hydrocarbures : N° 127

- Déchets/sites et Sols pollués : N° 128

- La mesure en sciences de la Terre et sa représentativité, suite à un colloque multi-associations organisé en novembre 2000 ;

A ces thèmes généraux, il faut ajouter les numéros régionaux : Grand Ouest en 1999 (N°121) , Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse en 2000( N° 125/126) , Massif central en 2001, Nord - pas de Calais en 2002. L'idée est de consacrer un numéro par an à une région du territoire national, en s’appuyant largement sur les membres de l’UFG présents dans la région concernée, le groupement régional lorsqu’il existe.

Pour un thème donné, traité dans " Géologues " ou donnant lieu à une réunion technique ou un colloque, l’UFG s’efforce de mobiliser un large éventail de personnes, que celles-ci soient ou non de l'Association. Dans le même esprit, le tirage de la revue est adapté pour couvrir, non seulement la diffusion auprès des membres de l’Union mais aussi, au-delà, le lectorat potentiel, sollicité par diverses voies.

Il faut aussi noter la publication régulière dans Géologues d’un volet « rubriques » qui couvre des notes de lecture, des compte-rendus de visites techniques ou de colloques, des notes sur divers sujets.

Ces rubriques restent largement ouvertes et il est souhaité, notamment, de pouvoir renforcer une rubrique « courrier des lecteurs » donnant leur avis sur des articles de la revue, des sujets qu’il conviendrait de traiter ou des thèmes d’actualité.